“Le Zohar se présente comme une exégèse de l’Ancien Testament. Son noyau le plus dense, le Siphra di-Tzeniutha ou Livre du Secret, est un texte particulièrement difficile consacré au commentaire des premiers versets de la Genèse. Os sait que l’hébreu est une langue consonantique qui supporte, sans changement d’orthographe, plusieurs prononciations permettant de rendre compte, à l’aide d’un même corps de lettres, de plusieurs sens. La vocalization y est en effect indiquée par des points-voyelles étrangers à l’ortographe proprement dite des mots, en sorte que le même verset peut offrir à la fois un sens démotique, qui est celui des interprétations ordinaires, et des sens cachés dit “iniciatiques”. Le premier verset se lit en prononciation vulgaire: Bereschith bara Elohim eth ha-schamaim ‘eth ha-aretz, ce qui signifie, come 0n le sait: “Au commencement (ou bien: dans le principe) créèrent les Élohim l’essence des cieux et l’essence de la terre.” Mais dès son premier chapitre le Siphra di-Tzeniutha, après avoir énoncé ce même verset, en reprend le premier mot bereschith qui, étant le premier, implique d’emblée tous les autres, et il en donne une autre vocalization et un second sens. Le Siphra di-Tzeniutha ajoute en effet em commentaire: “Six, dans le principe (bereschith, il créa six (baraschith). “Le premiere mot de l’Ancien Testament vocalisé en baraschith signifie en effet: “il créa six” et vise donc la création, à l’origine des origines, du sénaire lui-même.”
Raymond Abellio, La Stucture Absolue. Éditions Gallimard, 1965
A Estrutura Absoluta acaba aqui. Obrigado a todos os que leram e comentaram.

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